jan 252012

Après un « décollage » au Bourget saluée par une majorité d’observateurs politiques,  la campagne de François Hollande s’offre un nouveau buzz grâce à une vidéo « décalée » apparue cette semaine sur les plateformes de vidéos en ligne.

Dans cette nouvelle vidéo, on y voit des sympathisants, militants mais aussi des responsables politiques pratiquer le « Haka » du changement. De Jack Lang, à Jean-Claude Darmon en passant par Benjamin Biolay, plusieurs personnalités se prêtent volontiers à cette chorégraphie vraisemblablement imaginée par l’équipe de campagne du candidat socialiste.
Un Haka d’un genre nouveau
Traditionnellement exécuté par les célèbre All-blacks de Nouvelle Zélande au début de chaque match de rugby le haka est normalement une danse rituelle visant à impressionner l’adversaire. Le Haka socialiste d’un style nouveau a-t-il impressionné les concurrents du candidat?


Le changement, c’est maintenant: le signe de… par francoishollande

À en croire les multiples moqueries et parodies dont la vidéo fait l’objet sur la blogosphère, ce nouveau Haka n’a pas convaincu. Un site tumblr baptisé le ridicule c’est maintenant a même déjà vu le jour.

 


Le changement c’est maintenant version « félin »

Certains vont même jusqu’à dire que François Hollande a copié la chorégraphie du tube de l’été de 2002 du groupe espagnol Las Ketchup.
À l’image des commentaires sarcastiques récoltés par le lipdub réalisé par les jeunes populaires en 2009, ces nouvelles réactions montrent que les internautes français goûtent peu aux tentatives de « fantaisies » des responsables politiques.
Dans d’autres pays, notamment aux Etats-Unis, les mises en scène des politiques dans des séquences humoristiques ou décalées sont monnaie courante.

Petit Florilège :


Barack Obama souhaite un joyeux anniversaire à l’actrice Betty White


Ron Paul, candidat à la Primaire Républicaine et sa « Peaceful Revolution »


Bill et Hillary Clinton rejouent la scène finale de la série Soprano pour lancer la campagne de l’ex première dame.

A quand une réadaptation de Plus belle la vie ou encore de The Artist pour coller à l’actualité par un de nos candidats ?

La scène a déjà fait le tour de toutes les télévisions françaises. En marge d’un déplacement du chef de l’État à Lille, Nicolas Sarkozy et Martine Aubry se sont mutuellement promis de calmer le jeu et d’éviter les dérapages dans cette campagne pour le moins virulente.

Il est vrai qu’en ce début de campagne, plusieurs polémiques sont venues instaurer un climat de tension entre les partisans de François Hollande et ceux de Nicolas Sarkozy.

Des vœux adressés à tous les élus de Lille, sans distinction

Ainsi, jeudi en présentant ses vœux aux fonctionnaires de la ville de Lille en présence d’élus socialistes dont Martine Aubry, le président de la République a affirmé l’importance de partager ce moment « avec tous les élus, que nous partagions ou non les mêmes convictions ».

Il a poursuivi, « c’est très important que nos concitoyens sachent que nous sommes capables, l’espace de quelques instants, de dominer nos différences pour manifester simplement que la République impose à l’opposition comme à la majorité de savoir se parler et se respecter ».

L’échange Aubry/Sarkozy : la promesse d’une campagne qui va changer de ton ?

En saluant le Président de la République, la Maire de Lille a rebondi sur les paroles du président de la République pour lui demander de faire passer le message à Bernard Accoyer. Le président UMP de l’assemblée nationale a en effet provoqué l’ire des élus socialistes en déclarant qu’une élection de François Hollande provoquerait des « dégâts économiques et sociaux qui pourraient être comparables à ceux provoqués par une guerre ».

Nicolas Sarkozy lui a de son côté répondu « Faites-le partager à François Hollande quand il parle de moi… »  Le Président de la République devait certainement faire référence ici à la polémique dite « sale mec », propos off attribués au candidat François Hollande à propos de Nicolas Sarkozy, qui avait provoqué de vives réactions chez les élus UMP. Nadine Morano avait notamment réclamé des excuses publiques de la part de François Hollande.

S’en est suivi un vif échange sur ce même thème, capté par les caméras de BFM TV:

Alors, Paix des Braves ou promesse de façade ? Attendons la prochaine polémique pour le savoir…

Source : BFMTV

Même si nos candidats français semblent moins en avance par rapport à leurs homologues américains (Barack Obama a annoncé sa candidature en avril dernier via YouTube), la campagne présidentielle 2012 sera digitale, c’est indéniable.
Facebook, Twitter et HTML 5 font désormais partie du langage des différents partis engagés dans la course. Un candidat semble pourtant sortir son épingle du jeu en la personne de François Bayrou, ce qui n’était pourtant pas gagné…

Une parfaite maitrise de la rhétorique Twitter
Il est désormais nécessaire pour un politique d’appréhender l’outil de microblogging et de le voir comme un excellent moyen de communiquer directement avec les citoyens, à ce petit jeu, certains s’en sortent mieux que d’autres.

Suivi par plus de 44 500 followers, le compte de François Bayrou affiche une ligne éditoriale simple et efficace. Les tweets sont rédigés de ses propres mains. Le candidat se livre à des interviews format Twitter répondant au petit nom de « Twinterview », des « live tweets » organisés tous les mois, la session de décembre a récoltés plus de 1 000 messages avec parfois des échanges « assez vifs ». C’est à priori sur ce point que le candidat se démarque, Bayrou a réussi à casser les codes traditionnels  « Personnalité politique / Télévision / Télespectateur » et à s’approprier parfaitement  la tonalité du langage 2.0 tout en faisant preuve d’humour et de réactivité.

C’est par exemple sur Twitter qu’il a réussi à désamorcé un début de polémique quand Yann Barthès, du Petit journal, avait diffusé une vidéo du candidat du Modem faisant campagne sur le thème du « achetez français » et « y en a marre des pubs pour les voitures allemandes », avant de repartir… en Audi ! Cette voiture appartenait en fait à un ami du candidat.

Bayrou, très réactif, a répliqué en twittant :

Un site officiel clair et efficace

Une interface épurée et agréable,  bayrou.fr surfe sur les dernières tendances du net pour mieux utiliser son aspect participatif. Le modem n’a d’ailleurs pas lésiné sur la dépense, ce site officiel a en ayant coûté la bagatelle de 700 000 euros (contre environ 150 000 euros pour les autres partis).

Outre le fait que les photos soient de qualité haute définition,  le site permet également une navigation à la verticale en surfant sur une seule et même page.

 

Après Facebook et Twitter, depuis juillet 2011 François Bayrou s’assure désormais une présence sur le nouveau réseau social Google +.

25 000 personnes l’ont depuis ajouté à leurs cercles de contacts, soit pratiquement 10 000 de plus que son compte Facebook (plus de 16 000 fans).

Bayrou a ainsi parfaitement saisi l’impact que peut avoir une stratégie digitale bien orchestrée sur la toile. Son site participatif et ergonomique allié au relais des médias sociaux lui assure une présence diversifiée sur la toile. Peut être y a-t-il encore quelques ajustements à faire afin de proposer davantage de contenus exclusivement digitaux et une meilleure optimisation des comptes Facebook et Google +.

Une chose est sûre, nous sommes bien loin de la stratégie 2007 et du slogan sans relief « La France de toute nos forces ».

Alors Bayrou, président du digital ?

Sources :  darkplanneur, jebay.fr

L’image, peu habituelle, ne cesse de faire parler en Italie et au-delà. Elsa Fornero, la ministre italienne du Travail et de la Prévoyance sociale, n’a pu retenir ses larmes au cours d’une conférence de presse présentant le nouveau plan de rigueur Italien.

La ministre a craqué quand elle a admis que les retraites ne seraient « plus indexées sur l’inflation à partir de 2012, sauf pour les deux plus basses tranches de revenu ». Mario Monti nouveau président du conseil a dû prendre le relais, tant Elsa Fornero était bouleversée.

Un effet pédagogique ?
Les larmes de la ministre n’ont pas manqué de faire réagir les médias transalpins, notamment le quotidien Corriere della serra qui affirme : « Heureusement qu’elle a pleuré. Jusqu’à ce moment, l’exposé était trop aride, en panne de communication. Les Italiens ont pu se rendre compte que le gouvernement partageait leurs frustrations, leurs souffrances, leur tension».
Cette analyse du quotidien suppose donc que l’émotion de la ministre a finalement permis aux citoyens de se rapprocher de leurs dirigeants, une solidarité hautement importante en pleine cure d’austérité.

L’émotion en politique : sincère ou calculée ?
Si personne n’a jusqu’ici fait part de ses doutes quant aux larmes de la ministre, montrer son émotion peut également avoir un effet négatif dans l’esprit de citoyens méfiants.

Aux Etats-Unis par exemple John Boehner, président républicain de la Chambre des représentants est la cible de multiples railleries pour une utilisation trop fréquente de ses glandes lacrymales. Surnommé « The weeper of the house », qu’on pourrait traduire par le « pleurnichard de la chambre », ses larmes ont été qualifiées tour à tour d’anormales ou de suspectes. Ainsi un observateur note ne pas avoir vu Boehner pleurer « quand son parti refusait récemment de laisser voter la prolongation des droits de millions de chômeurs tant que les Démocrates refuseraient des dégrèvements d’impôts pour les plus hauts revenus ».

Plus proche de nous, on se souvient également de la suspicion autour de l’émotion de Nicolas Sarkozy qui, alors fraichement investi Président de la République, n’avait pu réprimer des sanglots lors de la lecture de la lettre de Guy Môquet par une jeune lycéenne. Il avait par ailleurs émis l’hypothèse qu’elle soit lue aux lycéens chaque année.

Cependant la lecture des derniers mots de Guy Môquet par les joueurs de l’Equipe de France de rugby avant le match d’ouverture de la Coupe du Monde 2007 qui s’était finalement soldé par une défaite aura fini de tourner les larmes présidentielles en dérision. Accusé de prendre le sport en otage, il ne parla plus jamais de faire lire cette lettre à quiconque.


Guy Moquet et le rugby par rapporteur

Malgré ces deux exemples qui illustrent les effets négatifs que peuvent avoir un « laisser-aller lacrymal » chez les personnalités politiques, on ne peut pas conclure qu’il existe de vérité absolue dans la manière qu’ont les citoyens d’appréhender ces moments d’émotions.
Chacun son point de vue. Certains considèrent que les politiques « pleurent sur eux-mêmes ou qu’ils offrent de la compassion aux autres par défaut pour camoufler leur impuissance, leur incompétence ou juste leur pauvreté » quand d’autres y voient une preuve « d’amour du pays » arguant que « ça fait du bien de voir que les politiciens sont, eux aussi, humains ».

Sources:
http://lelab.europe1.fr/t/larmes-de-politiques-297
http://blogs.lexpress.fr/nycoste/2011/01/07/weeper-of-the-house/
http://www.franceglobal.com/2011/10/de-linsoutenable-laideur-des-larmes-en-politique.html

Photo issue de l'exposition intitulée « Parisiens d’ailleurs, citoyens d’ici » réalisée en 2006 par Marion Poussier et Lucie Geffroy

Alors que le débat faisait rage sur le nucléaire la semaine dernière, un nouveau sujet est source d’affrontement entre membres de l’UMP et du PS : le droit de vote des étrangers.

En effet, selon le chiffre publié lundi en une du quotidien Le Parisien[1], 61% des français seraient favorables à ce qu’on accorde le droit de vote à des étrangers extra-communautaires pour les élections municipales. Le sujet est d’autant plus d’actualité que le Sénat doit étudier une proposition de loi allant dans ce sens le 8 décembre.

Le détail de l’enquête indique que si les sympathisants de gauche y sont favorables à 75%, 43% de l’électorat de droite se prononcent en faveur d’une telle décision. Il est cependant révélé que l’acceptation de cette hypothèse a fortement progressé depuis la dernière enquête de janvier 2010, principalement auprès des sympathisants de droite avec une hausse de 15%.

Un sujet dangereux pour le Président (candidat ?) Sarkozy ?

L’institut de sondage BVA est formel quant à l’interprétation de ce sondage. Il insiste sur le fait que le sujet est « l’un des rares permettant à toute la gauche de se fédérer tout en divisant la droite ».

La question n’a d’ailleurs pas manqué de faire réagir plusieurs personnalités à droite majoritairement en défaveur de ce projet de loi.

En tête de la contestation, le ministre de l’intérieur Claude Guéant affirme : « Cela veut dire que nous pourrions avoir des maires étrangers. Très franchement, je n’ai pas envie de voir dans le département de la Seine-Saint-Denis, qui a une forte population étrangère, la majorité des maires devenir étrangers ».

Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture et chargé du projet présidentiel de l’UMP pour 2012 indique : « Ça ne sera pas dans le projet de l’UMP pour la présidentielle. Nous restons convaincus qu’il faut un lien entre citoyenneté et droit de vote ».

Jean-François Copé évoque quant à lui un « numéro traditionnel qui veut que le Parti socialiste français, à chaque élection importante, dans la grande tradition mitterrandienne, agite le spectre du droit de vote des étrangers et de leur éligibilité pour faire monter l’extrême droite »

Le premier ministre François Fillon a souligné l’importance de la « tradition républicaine » de la France pour souligner que les étrangers souhaitant jouir de l’ensemble des droits civiques se devaient d’accéder à la nationalité française.

Citoyenneté et droit de vote : une situation immuable ?

Si beaucoup de responsables à droite affichent leur scepticisme sur la question, certains pays de l’Union Européenne ont déjà fait le choix d’ouvrir les scrutins locaux aux étrangers.

En Belgique par exemple, les ressortissants des pays non membres de l’UE ont le droit de vote (mais non d’éligibilité) aux élections municipales, après cinq ans de résidence légale. Au Royaume-Uni, les ressortissants de tous les Etats membres du Commonwealth, au nombre de 55, ont le droit de voter lors des élections locales.

Le débat est également d’actualité aux Etats-Unis où le sujet a fait l’objet de référendum dans plusieurs Etats. Quelques villes accordent le droit de vote aux étrangers notamment dans le Maine mais la plupart des Etats ont rejetés ces propositions.

Un référendum organisé à Giberville (Basse-Normandie)

Mais est-ce que les sondages suffiront pour que partisans et détracteurs se fassent une opinion réelle sur le ressenti des français à ce sujet ?

A Giberville près de Caen, le maire de la ville Gérard Leneveu (PCF) appelle ses administrés à se prononcer sur l’attribution du droit de vote et d’éligibilité aux ressortissants de pays non-membres de l’Union européenne et résidant en France via un référendum.

A l’origine de cette initiative, le maire s’insurge : « La France va-t-elle encore rester à la remorque en ce qui concerne le droit de vote des étrangers ? Il est grand temps que faire bouger les choses ! (…) Ils travaillent, produisent des richesses, paient des impôts et participent souvent à la vie associative ou syndicale. Les résidents étrangers sont ainsi des citoyens de fait. Mais pourtant, beaucoup d’entre eux n’ont pas le droit de participer aux élections locales. Pourquoi cette inégalité ? ».

Il conclut « tant que l’exercice de la citoyenneté sera limité au seul critère de nationalité et non de résidence, notre démocratie sera en souffrance ! ».

Compte tenu du caractère actuel de ce sujet, on ne doute pas que le résultat de ce référendum, certes local, sera scruté dans les états-majors des candidats à l’élection présidentielle de 2012.

Sources : Le Parisien, BVA, Ouest-France



[1] Enquête réalisée par téléphone les 25 et 26 novembre 2011, auprès d’un échantillon de 980 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Selon la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Avec l’approche des élections présidentielles de 2012, plusieurs acteurs feront indubitablement des études, tant qualitatives que quantitatives sur l’influence des médias sur les résultats des urnes.

Très récemment, plusieurs sources se sont faites l’écho d’un sondage réalisé par Ipsos-Logica  pour Microsoft, qui s’est penché sur « la formation de l’opinion politique des Français sur Internet». Les indications sur  la place accordée à Internet dans la prochaine élection présidentielle n’ont pas manqué de faire réagir.

Internet moins influent ?

En effet, pour plusieurs observateurs, les enseignements principaux de cette étude résident dans le fait que le pouvoir d’Internet n’est pas aussi important que l’on pourrait le croire. Selon les résultats ressortant de la consultation, la télévision reste le média privilégié pour se tenir informé de l’actualité politique (51%), suivi de la radio (56%), d’Internet (33%) et de la presse papier (23%). Certes Internet devance la presse papier, mais ces résultats indiquent que la rupture avec les médias traditionnels n’est pas encore établie. Bruce Teinturier, directeur général adjoint d’Ipsos commente : « il y a quelques années, on nous disait qu’Internet allait bouleverser les campagnes politiques, devenir décisif dans la mobilisation de certaines catégories d’électeurs. C’est beaucoup moins vrai qu’on  l’avait cru ». Une affirmation qui se confirme si l’on se penche plus en détails sur les principaux résultats de l’étude.

Une interactivité limitée

Ainsi, si beaucoup d’individus interrogés reconnaissent à la toile un rôle positif dans le débat politique (38%), une majorité d’entre eux affiche de la neutralité (41%). D’autre part, ils se montrent méfiants puisque 91% d’entre eux considèrent qu’Internet permet de véhiculer des rumeurs et de fausses informations.

Quant à l’idée de s’adonner au débat sur internet, notamment sur les réseaux sociaux, elle ne séduit guère les internautes. Seulement 16% d’entre eux indiquent apprécier les discussions politiques sur Facebook ou Twitter. Certains reconnaissent cependant la pertinence du web pour les discussions politiques, notamment les plus jeunes puisque 78%  des moins de 35 ans indiquent que pour eux le web est un bon outil pour discuter de politique.

Quid de 2012 ?

Pour l’échéance de 2012, la frilosité reste de mise puisque 14% des interrogés ont affiché leur intention de discuter de la campagne en ligne et seulement 6% compte faire la promotion d’un candidat. Reste maintenant à savoir si ces prévisions se confirmeront durant les 5 prochains mois.

Sources : 20 minutes, Le Monde, Frenchweb

La phrase du ministre de l’Economie François Baroin qui a déclaré lors des questions à l’assemblée le 8 novembre que les socialistes avaient pris le pouvoir « par effraction » en 1997 a provoqué multiples réactions à gauche comme à droite.

Mais outre l’incident qui a conduit le président de l’assemblée nationale Bernard Accoyer à  suspendre la séance de questions à l’assemblée, le débat autour de la petite phrase de François Baroin s’est axé autour du respect du vote des citoyens.


François Baroin provoque une suspension de séance par Nouvelobs

Ainsi, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’assemblée nationale s’est exprimé :

Beaucoup de personnalités du parti socialiste se sont également exprimés autour du thème de l’offense faite à la représentation nationale. Interrogée dans les couloirs de l’assemblée à la suite de l’incident, Aurélie Filippetti députée PS de Moselle, a déclaré que les propos du ministre de l’économie étaient « une injure très grave vis-à-vis du suffrage universel ». Elle poursuit « le suffrage universel ce n’est pas une effraction, c’est la démocratie (…) et donc dire que c’est une effraction, dire que c’était comme un délit d’être élu démocratiquement à l’Assemblée nationale. (…) Je pense que les mots de François Baroin ont largement dépassé sa pensée et il faudrait qu’il le dise. (…) Il nous a dit qu’il pensait qu’on manquait d’humour, mais il ne s’agit pas d’humour-là.

Au sein même de la majorité, les opinions divergent. Ainsi Bernard Accoyer, a déploré « certains propos inadaptés » alors qu’au contraire, le ministre de l’Education Luc Chatel a nié tout « dérapage » de François Baroin.

La sortie du ministre de l’économie a également provoqué un débat enflammé sur la toile. Florilège des réactions d’internautes:

Sur le blog variae.com :

Sur le blog Partageons mon avis :

Sur le + Nouvel Observateur :

Sur le site TF1 News :

 

nov 072011

La candidature du sénateur de Belfort n’est pas passée inaperçue. Elle a même déclenché un buzz ce dimanche sur Twitter qui a permis au candidat d’intégrer le « Trending Topics » des mots clés du réseau social avec le hastag : #remplaceunmotdansuntitredefilmparchevenement

La Twittosphère s’en est donnée à cœur joie et l’on a décompté dimanche après-midi jusqu’à 20 tweets à la seconde.

 

« La vérité si Chevénement », « Quatre mariages et un Chevénement », « Inglorious Chevénement » ou encore le très réussi « Papy Chevénement fait de la résistance ». Ce succès a atteint les Twittos du monde entier qui se sont demandés ce que pouvait bien signifier ce hashtag mystérieux.

Le principal intéressé s’est lui même laissé prendre au jeu en twittant avec humour : « La ruée vers Chevénement »

Buzz Chevénement Twitter

Reste à savoir si ce micro buzz va influer sur les prochains sondages et lui permettre d’atteindre « Les marches du Chevénement »

Source : le parisien.fr

nov 042011

« Now is the time for action », le dernier spot de campagne du candidat à la primaire républicaine Herman Cain a crée un véritable buzz outre-atlantique. Et pour cause cette vidéo a tout d’une parodie, on y voit Mark Block, le directeur de campagne du candidat, fumer une cigarette à pleine bouffée !

Rarement une publicité aura fait autant parlé d’elle si tôt dans une campagne américaine. La vidéo se classe dans le top 10 des publicités politiques de l’histoire et a été visionnée plus 1 millions de fois en une dizaine de jours sur You Tube, le buzz est énorme.

Herman Cain assume pleinement ce spot et en fait même l’image de son indépendance politique. Block, quant à lui, revendique son droit de fumer, il a d’ailleurs répondu à CBS qui lui demandait si cette affaire de cigarette était une bonne idée : « I smoke, it’s a choice, its Block being Block ».

 Evidemment, le principal enjeu de cette publicité  est d’occuper l’espace médiatique et cela fonctionne. Coïncidence ou pas, Herman Cain est aujourd’hui en tête d’un sondage publié par CBS et le New York Times. Il devance Mitt Romney pour l’investiture républicaine à 25% contre 21% d’intentions de vote.

Source : politico.com

Les applications web entrent dans la campagne

Le 20 octobre 2011, Google a lancé lors du Google Dev Fest un concours de développement web en France. L’objectif de ce concours est plutôt inédit : développer une application Web permettant de visualiser les tendances pour les présidentiels de 2012.

Ainsi, les développeurs qu’ils soient novices ou confirmés, devront avant le 7 décembre 2011 « libérer la puissance des données de Google et Twitter en développant une application web innovante pour suivre l’élection présidentielle française. Proposez un nouveau regard sur la campagne en réalisant une interface intelligente de visualisation de données ».

La vidéo présentant le projet

En jeu : de la visibilité et…la Californie

Développeurs, designers, journalistes, passionnés…sont invités à soumettre seul ou en équipe (4 personnes maximum) leur application à un jury composé de six experts du développement, de la datavisualization,  des médias et de l’opinion.

Sont notamment membres du jury : Paul Girard, Responsable numérique du médialab de Sciences Po ; Emmanuel Rivière, Directeur du Département Stratégies d’Opinion de TNS-Sofres ou encore Eric Scherer, Directeur de la prospective à France Télévisions.

Le ou les participants qui proposeront la meilleure application verront leur œuvre intégrée à la chaîne YouTube dédiée à la campagne présidentielle et gagneront un voyage en Californie de 5 jours avec visite du GooglePlex, le siège social de Google, à Mountain View.

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